1 % pour soi : et si le leadership commençait là ?

On croit souvent que pour être un bon manager, il faut s’oublier.
Se donner sans compter.
Toujours répondre présent.
Encaisser. Tenir. Avancer.

Dans de nombreux environnements professionnels, l’engagement est encore associé au sacrifice. Comme si la valeur d’un leader se mesurait à sa capacité à tout absorber.

Et si c’était l’inverse ?

La théorie du 1 % : le pouvoir des micro-progrès

La théorie du 1 % repose sur une idée simple : un petit progrès quotidien, presque imperceptible, finit par produire une transformation profonde dans le temps.

Il ne s’agit pas de révolutionner son organisation en une semaine.
Ni de devenir un manager « parfait ».

Il s’agit d’ajuster, légèrement, mais régulièrement.

En matière de leadership, cela peut sembler dérisoire. Et pourtant, ces micro-gestes construisent une posture durable.

Prendre soin de soi : un acte stratégique, pas égoïste

Dans mes accompagnements, je rencontre souvent des managers épuisés, investis, compétents… mais qui ne s’autorisent plus d’espace pour eux-mêmes.

Prendre soin de soi n’est pas un luxe.
C’est une condition de lucidité, de stabilité et de clarté.

Voici quelques exemples de 1 % concrets :

  • Prendre 2 minutes de respiration consciente avant une réunion importante.

  • Sortir marcher 10 minutes à la pause déjeuner, sans téléphone.

  • Écrire une gratitude chaque soir liée à sa vie professionnelle.

  • Identifier une seule priorité claire pour la journée.

  • Dire non à une sollicitation non essentielle.

Ces micro-gestes ont un impact direct sur notre énergie mentale, notre régulation émotionnelle et notre capacité décisionnelle.

Un leader qui ne s’écoute plus finit par décider en réaction.
Un leader qui se régule agit en conscience.

Leadership et cohérence intérieure

Le leadership ne commence pas dans la salle de réunion.
Il commence dans l’espace intérieur.

Un manager présent à lui-même est plus attentif aux autres.
Plus stable face aux tensions.
Plus capable de poser un cadre clair.

Dans une logique de QVCT, de prévention des risques psychosociaux et de santé mentale au travail, le premier levier reste souvent invisible : la qualité de la relation que l’on entretient avec soi-même.

Prendre soin de soi, ce n’est pas se retirer du collectif.
C’est se rendre capable d’y contribuer durablement.

Une question simple

Il ne s’agit pas de tout changer.
Il s’agit de choisir un petit ajustement.

Quel est le 1 % que vous pouvez vous offrir aujourd’hui ?

Un geste.
Un temps.
Une limite.

Le leadership commence par là.

Suivant
Suivant

Renforcer la bientraitance : formation et outils pratiques